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J'ai aménagé un coin atelier dans mon appartement. Je travaille avec un projecteur "lumière du jour" , un chevalet et une table basse à roulettes qui reste à ma droite et rassemble mon équipement. Pour l'anecdote, j'écoute souvent de la musique classique en peignant ; elle aide au calme et à la concentration. Je travaille presque exclusivement à l’huile et aux pinceaux ( de la brosse large aux pinceaux très fins pour les détails). Sources d’inspirations :Les idées de tableaux me viennent longtemps à l'avance et peuvent naître d'une actualité ( "Paris Plage", "le défilé de Mode", "Le 14 juillet" ...), de l'envie de partager une émotion ( "Au bonheur des Enfants", " j'irai au Paradis avec les ânes"), ou de dénoncer un état de fait (" Le conseil d'administration"," les joies du Métro"). J'essaye ensuite de planter le décor, parfois à partir de photos prises lors de balades dans les rues de Paris ou de repas dans des brasseries ( "Le Train Bleu", "Le Boeuf sur le Toit"), parfois en imaginant totalement la scène ( "La rue du chat qui pêche", "Au beau bibi" ). Pour ce faire, je réalise des croquis préparatoires sur un coin de table. Je dessine ensuite sur la toile en utilisant la perspective et les points de fuite. Méthodes de travail :Je peuple ensuite mon décor de personnages soigneusement dessinés pour faire ressortir le mouvement du corps et l'émotion derrière les traits des visages. J'essaie ainsi de leur donner vie. Je recherche aussi le comique visuel né de l'absurde des situations et des contrastes:
Le dessin une fois terminé, je repasse mes traits avec un pinceau fin et de la terre d'ombre. Une fois l'ensemble sec, je gomme le dessin pour éviter de salir mes couleurs. Je choisis alors une gamme de couleur limitée (pas plus de 6 couleurs plus le blanc), afin d'assurer l'unité chromatique de la toile. Je n'utilise jamais de noir et très rarement le vert, l'orange et le violet que je préfère recomposer à partir de leurs composants primaires. J'aime opposer la couleur brute sortie du tube, en couche fine laissant transparaître la lumière de la toile blanche et les couleurs rompues recomposées à partir d'un nombre très limité de couleurs. Lorsqu'il s'agit d'un tableau représentant une scène d'extérieur, je commence toujours par le ciel que j'exécute rapidement et librement à grands coups de brosse. D'une façon générale, j'essaye de couvrir assez rapidement toutes les surfaces importantes pour juger de l'opposition des valeurs et contrastes avant de revenir sur les détails des personnages et des architectures. Enfin, j'utilise par endroits la technique des glacis ( thérébentine, huile de lin et medium) pour créer des transparences et des reliefs. Je termine toujours par les ombres qui entourent mes personnages et les mettent en valeur. |
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Une peinture étape par étape : Noce à Montmartre
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