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Mustapha BELKOUCH

Peintre

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Depuis des années l'évolution des oeuvres de M.B. ressemble à une tentative de s'approcher de la matière au plus près, depuis ces oeuvres quasi "hyper-réaliste" et narratives du début, jusqu' aux "paysages abstraits "récents, le chemin n'est long qu'en apparence, après tout une oeuvre aussi représentative du réel soit-elle n'est jamais que la trace d'un pinceau sur une toile, mélant couleurs, matières; gestes en un certain ordre, cela a été dit maintes fois et oublié tout autant, le réel n'est pas son image, mais l'image a sa réalité qui renvoie à des possibles, à des certitudes qui ne sont que les nôtres...toujours, dit bernard NOEL, se demander ce que nous ne voyons pas dans ce que nous voyons, cette part du mystère qui est dans les choses nous échappe souvent..parce que nous restons à la surface du monde...c'est pourquoi je crois que Mustapha s'est rapproché de ses oeuvres, peut être devrais-je dire de lui, comme dans un mouvement macroscopique, chaque parcelle de ses oeuvres anciennes contenait les oeuvres actuelles, ouvrant soudain sous ses pas de téméraire un univers mis en abîme, où chaque trace est un paysage, contenant d'autres paysages, comme enfant rêveur il le voyait dans les galets mouillés du bord de mer ou de quelque ruisseau, comme chacun peut le voir pouvu qu'il ouvre les yeux dans les tâches, les traces partout autour de nous...il sait, Belkouch, qu'il peut se perdre à ces pistes infinies, dans ces ravines plus dangereuses  que des goufres, mais tellement intimes...ce sont donc ces abstractions paysagées qui constituent un cheminement vers un paysage intérieur dont la clef, comme celle des songes, appartient au seul Mustapha BELKOUCH et un peu à nous lorsqu'il nous montre son travail...

le 16 fevrier 2007 à Montpellier     France

 claude-henri BARTOLI


            « Mustapha Belkouch a eu une vie marquée par trois périodes, celle qui a précédé l’acquisition des techniques de la peinture, la phase d’apprentissage consacrée à la maîtrise des techniques de la figuration, enfin la phase actuelle où le peintre a choisi son identité de peintre non figuratif…Et l’on se souvient de ce que Thierry Szinytka disait alors, en anticipant, de cette œuvre dans sa première période : « Dans une alternance de surfaces lisses ou rugueuses, où chaque élément est minutieusement réfléchi, Mustapha Belkouch réussit à faire œuvre d’abstraction autour d’une figuration éclatante, dont le vérisme rivalise de théâtralité avec la poésie des ambiances ». Il devient, désormais possible, grâce à l’abstraction lyrique, de représenter l’irreprésentable, des vents et donc les sensations d’êtres humains, ou des symboles. Ici, c’est le rapport des formes entre elles et la relation des couleurs seuls qui engendrent le sens et qui tendent à créer des oppositions ou des tensions d’où naît l’harmonie. On est comme à la recherche d’un équilibre entre formes de tailles et de couleurs diverses.On vient d’assister à une véritable nymphose en ce qu’à la fois les thématiques ont changé et les techniques ont évolué puisqu’on observe la présence à côté des peintures, d’encre, voire de Gesso. »
 
Extrait du livre de Jean François CLEMENT : « Mustapha Belkouch Naissance d’un peintre » 2008.


            " Quiconque voit pour la première fois les toiles de Belkouch tous formats confondus n’hésiterait pas à les classer du côté de l’abstraction, une abstraction lyrique dont l’impact gestuel saute aux yeux. En fait ce qui est présenté rappelle, à y bien regarder, des paysages naturels, avec une tendance expressionniste dûment affichée, autour d’un même thème, celui de l’eau, de la neige, du relief terrestre dans ses diverses formes accidentées, parfois en pente, sous l’aspect d’anfractuosités, de failles, de fissions libérant des énergies : spectacle des trois états physiques et chimiques de l’air (gazeux, liquide et solide) dont Belkouch orchestre les mouvements et distribue les rôles. L’artiste intercepte par les moyens techniques de l’abstraction (formes libres, prépondérance de la lumière, volume, recherche très poussée au niveau des touches, évitement constant de toute représentation) une réalité des choses insaisissable en soi, dont il occulte à dessein les apparences et les dénotations, mais que celle-ci ne cesse de transparaître à travers les subterfuges peu résistants de la couleur, de se dévoiler au regard dans son infinie fragilité et dans l’inconfort d’une matière en perpétuelle action. Belkouch peint le paysage, un paysage gagné par une blancheur quasi immaculée, où souffle un air d’une pureté originelle-paysage du nord, septentrional, aux mille reflets et nuances, que les gris colorés et les dégradés du bleu ressortent de façon précise, faisant naître ici et là des contrastes et des variations de profondeur qui suscitent l’étonnement.     La démarche emprunte allégrement son savoir-faire aux techniques virtuelles de l’abstraction qui font primer davantage les « idées plastiques » sur toute autre finalité. Noir débité en autant de taches, orange connotatif, marron, jaune, terre de Sienne, etc. La palette est assujettie à des opérations chromatiques subversives, afin d’attribuer au thème central d’autres dimensions que celles entendues par le commun des hommes. Belkouch procède à une analyse minutieuse d’une manifestation naturelle dont il multiplie les facettes et les surprises : cascades, remous d’eau et méandres massifs, fonte de neige en miroirs brisés, dégel, coulées quasi diluviennes, giclement « magmatique » de fond d’abîmes aquatiques donnant fortement l’impression de geysers qui brûlent ; ce sont autant de spectacles significatifs d’une recherche figurative qui se voit aboutir inévitablement à des révélations abstraites.     Le mérite de l’artiste est sans doute de vouloir cerner de très près, afin d’en expliciter les charmes secrets, les mouvements naturels d’un élément non moins naturel, en principe aussi fuyant et versatile que la lumière. Mais, s’il arrive à intervertir parfois l’aspect et la qualification habituelle des couleurs, comme l’ont fait les premiers peintres expressionnistes abstraits, le statut réel des éléments peints ne s’en trouve pas modifié au fond, plutôt singularisé et rehaussé de nouvelles connotations. L’imagination de l’artiste y pourvoie davantage de ses exploits illimités et sa sensibilité d’explorateur de l’inédit y ajoute sa part de poésie, à tel point que l’œuvre s’enrobe d’une espèce de rhétorique de rêve à la fois céleste et tellurique, et qui prolonge indéfiniment le plaisir de spectateur."

Le journal l'opinion du Maroc du 17 janvier 2009                                            Abderrahman BENHAMZA    


                                                                                                                                                 





EXPOSITIONS COLLECTIVES
 
1999 :      Exposition au 1er salon du cheval, Montpellier. France.
2000 :      Exposition au IV salon international d’art au château de Valmy,
              Argelès sur mer. France                       
              A reçu le prix du thème « Méditerranée : Berceau des civilisations » et
              le trophée de la ville.       
2001 :      Exposition au VII salon international au palais des congrès de la Grande
              Motte. France.                       
              Exposition au salon international de Kurashiki  Musée municipal des
              Beaux Arts. Japon.                        
              A reçu le prix de la télévision d’Okayama.         
2002 :      Exposition collective au Consortium artistique Andorran « El Cim de
              l’Art » .                                
              Sélection dans le magazine : Arts Actualités  Magazines, hors série   
              intitulé : " l'art Vecteur des Civilisations"             
              Parution sur le site " artsactualites  " 
2003 :      Exposition au musée des Troupes de Marine de Fréjus. France.              
2004 :      Exposition dans le cadre des rencontres francophones.             
              Saint Clément de Rivière. France.
2005 :      Exposition lors de la semaine marocaine à Montbazin.              
              Exposition : « l’autre souffle du Sud » au musée d’Arts Contemporains
              de Bédarieux. France.         
2009 :      Exposition au Palais des Congrès de Marrakech lors de la 2ème
              édition du salon Sakane en présence des artistes :Asmae Alami
              Bachir Amal Fatima Binet Ouakka et  Moulay Youssef Elkahfai. 
 
EXPOSITIONS PERSONNELLES
2007 :      Exposition au musée Empereur Antonin. Université Paul Valéry
              Montpellier. France
              Exposition à la chapelle Saint Hippolyte. Loupian. France.
2008 :      Exposition personnelle à la galerie Saint-Ravy de Montpellier. France.
              Exposition personnelle à Agora Galerie de Marrakech. Maroc